L'essentiel numéro 2
Par MJC le mercredi 15 octobre 2008, 13:48 - Information - Lien permanent

L'essentiel numéro 2 est paru.
Comme je le disais déjà ici pour la sortie du numéro 1, le format est agréable, la mise en page de qualité et le visuel clair et moderne.La photo d'en-tête est aussi sympa !
Dommage aussi que le journal ne soit pas visible sur l'Internet. Peut-être bientôt sur le nouveau site de la commune, annoncé dans la colonne "Informations communales".
Ceci dit, avec un budget "communications" passant de 9.205€ à 45.000€ (soit près de 300.000 francs)
, je pense
qu'on peut s'attendre à du lourd ! C'est pas un site web qu'on va nous faire,
mais un Yahoo! ou un Google News bis !Je ne donnais pas dans mon billet comparatif des sites web des communes environnantes, de fourchette de prix réaliste pour la réalisation d'un site web communal. Espérons que le prestataire retenu et la technologie utilisée ne feront pas monter les couts de façon ridicule. Vive les logiciels libres...
L'éditorial du maire est très classique, il y en a pour tout et pour tous, on dirait un programme de campagne électorale !
A l'écoute de tous pour le développement économique fort mais durable, des transports performants mais sécurisés, des budgets importants mais contenus pour des grands travaux mais aussi de micros projets, un site web, de la comm, une école et une cantine surchargées mais à l'accès garanti.... N'en jetez plus !
Par contre, pour ce qui est de l'école, c'est un constat d'échec. Pas imputable à l'équipe actuelle bien sûr, quoique la moitié des élus actuels faisaient partie de la précédente. Mais le laconique "Cette question devra être résolue pour les années à venir" n'engage à pas grand chose et ne rassure personne. Nous avons cette année 307 élèves, la cantine est inadaptée, les classes sont surchargées, le parking est catastrophique, mais il n'est toujours pas question de deuxième groupe scolaire.
J'ai particulièrement apprécié la tribune de la liste "Ensemble, construisons notre futur", qui fait intelligemment la part du positif et des regrets. Dommage vraiment qu'elle n'ait pas pu avoir 4 conseillers !
Je trouve par contre celle de la liste "Se nourrir d'avenir" très
quelconque. Les phrases ampoulées et mal fichues ne portent pas. Dommage que
leur texte sur le bénévolat n'ait malheureusement pas été retenu. Le voici en
exclu :
Le bénévole (activus benevolus) est un mammifère bipède qui vit en troupeaux
clairsemés au sein des associations. Les bénévoles se regroupent après le
coucher du soleil suite à un signal mystérieux, la convocation. Ces
regroupements peuvent durer jusque tard dans la nuit. Ce qui explique que les
bénévoles aient souvent les yeux cernés à l'image de l'ours à lunettes
d'Amérique du Sud (tremarctos ornatus).
Le bénévole vivrait heureux s'il n'avait un ennemi héréditaire, le yaka, ainsi
nommé car il ne sait prononcer que deux mots "Y'a qu'à". Anonyme, inactif, tapi
bien à l'abri dans sa cité, le yaka attend. Il attend le moment où le bénévole
commettra une erreur, un oubli, une maladresse, pour se dresser et lancer son
venin. Alors, une fois atteint, le bénévole développera une maladie grave, le
découragement. Les premiers symptômes de cette maladie implacable sont
rapidement visibles : absences de plus en plus fréquentes aux réunions, intérêt
croissant pour le jardinage, sourire attendri devant une canne à pêche et
attrait de plus en plus vif qu'exercent sur le sujet atteint un bon fauteuil et
la télévision. Le yaka prolifère, contrairement au bénévole qui a du mal à
augmenter ses effectifs.
Il n'est donc pas impossible que les bénévoles, décimés par le découragement,
disparaissent, et que dans quelques années, on ne rencontre plus cette espèce
que dans les zoos. Alors pour tromper leur ennui, les yakas viendront leur
lancer des cacahuètes et se souviendront avec nostalgie du temps béni où le
bénévole abondait et où ils pouvaient le décourager impunément.
Je me demande s'il n'y avait pas comme un message caché ? 
Commentaires
Eh oui, les yakas, les faukons et tous les bofs d'aprés moi le déluge ont de beaux jours devant eux mais attention le bénévole a la peau dure, il croit (s'il ne croît pas) toujours qu'il va changer le monde. Vive l'utopie au diable le réalisme individualiste.